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Auteur Fil de discussion: Sujet cinéma  (Lu 1219306 fois)
Maurice
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« Répondre #10350 le: Avril 26, 2021, 03:20:54 »

Nomadland (2020): Probablement le film qui va gagner aux oscars cette année (si ce n'est pas Mank).

devin
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« Répondre #10351 le: Avril 27, 2021, 11:21:35 »

Choqué NON ? Un Disney/Pixar qui achèEUH gagne l'Oscar du meilleur film d'animation !! Incroyable !


(Mais bon Soul était bien quand même.)

J'ai toujours en travers de la gorge Toy Story 4 qui bat Klaus l'an dernier... et pourtant j'adore la franchise Toy Story.
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"Si un jour tu doutes, si tu as peur, que l'avenir te paraît sombre et que tu ne sais plus vers qui te tourner, fais comme les bulles de savon, dirige-toi toujours vers la lumière."

Marie Vareille, "Ainsi gèlent les bulles de savon".
Maurice
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« Répondre #10352 le: Mai 13, 2021, 09:01:51 »

Message 1/3

Ce mois-ci, je n'ai pas vu beaucoup de films. J'étais occupé par la fin de ma session, ainsi que par le travail. C'est pour cela aussi que je poste ces messages si tardivement. On est quasiment à la moitié du mois de Mai... putain ! J'ai tenté depuis ma fin de session de me rattraper niveau films, mais ça n'a pas trop adonné, car même si je suis en vacances, je suis toujours en déplacement. Voici cependant mes commentaires sur les trucs que j'ai vu :

Shin Godzilla (2016): Ce film est la version Japonaise la plus récente de Godzilla. Je trouve que ce film est une réussite pour deux raisons. La première, c'est que les effets spéciaux sont géniaux. Les marionnettes, les hommes en costumes et le CGI sont utilisés au bon moment et servent le même intérêt, donner un air plus effrayant à Gozilla en misant sur l'uncanny. La deuxième raison est la satire du monde politique Japonais. C'est facile de rendre ennuyantes les parties avec les humains dans les films de monstres, mais là, ça fonctionne, car ils cherchent à être le plus réaliste possible sur la façon dont le gouvernement gérerait ce problème, quitte à mettre l'accent des parties qui intéresseraient moins les gens qui cherchent de l'action plus qu'autre chose dans ce genre de film. Ça m'a un peu fait penser au premier épisode Black Mirror où le concept était vraiment de s'imaginer comment le gouvernement gérerait une situation extrême, voir ridicule. La satire est maline dans sa subtilité, car il y a une critique des résultats de Fukushima et des catastrophes naturelles de 2011 (ce qui fait forcément écho aux intentions du premier Godzilla), mais c'est tellement réaliste qu'un nationaliste pourrait en tirer une différente conclusion, car à la fin Godzilla meurt grâce aux efforts du gouvernement et le sentiment d'unité de la population. Après, je trouve que le film a quelques défauts, mais rien de trop grave. Juste quelques scènes qui ne marchaient pas trop avec le reste, puis des dialogues qui ne fonctionnaient pas avec le ton. J’ai toutefois aimé le climax, le ‘’stress’’ était bien placé, on se demandait vraiment comment ils allaient s’en sortir.


The Diary of a Teenage Girl (2015): Ce film est adapté du roman graphique éponyme publié en 2002. Je l’ai lu il y a un mois ou deux, donc je me suis dit que j’allais voir le film après. À mes yeux, le roman n’est pas extraordinaire. Il y a beaucoup de répétition, mais ça reste intéressant de voir la perspective d’une fille ayant vécu des trucs dont on ne parle pas trop, mais qui arrivent trop souvent (c’est semi-autobiographique). Le film, malgré le fait qu’il soit réalisé et écrit par une femme, que les acteurs capturent bien physiquement l’essence des choses décrites dans le bouquin et que l’auteure fasse un caméo, n’arrive pas bien à mettre à l’écran l’histoire de ce livre. Tout est trop calculé, donc certaines parties essentielles du roman sont coupées pour créer une narrative qui se vend bien aux États-Unis. Même sans avoir lu le roman graphique, on le voit bien que certains trucs qui devraient avoir de l’importance dans le parcours troublé de la protagoniste, mais ils sautent dessus pour conclure le film à un moment quasi aléatoire. C’est décevant. Les décors sont intéressants, mais l’histoire fait très peu de sens dans ce film, ce qui décrédibilise les dialogues. J’ai trouvé ça moyen.


Ek Paheli Leela (2015): Film Bollywood qui a cartonné en Inde, mais c’est de tellement mauvais goût… Ça a tous les charmes du vidéo clip pop le moins inspiré, le tout avec une histoire extrêmement convenue. Les numéros musicaux (qui sont nombreux) étaient les seuls trucs qui m’ont fait supporter ça, car il y avait quand même de la créativité dans ceux-ci, mais c’est quand même grave quand pendant les moments importants du film, tu ne fais qu’attendre le prochain numéro, par curiosité plus qu’autre chose, car quelquefois, ils ne sont pas terribles non-plus…


The Last Angel of History (1996): Documentaire assez intéressant sur la culture africaine et la science-fiction. Beaucoup de concepts assez compliqués sont explorés avec originalité, puis c’est cool de voir la perspective africaine, britannique et américaine sur le sujet.


Short Cuts (1993): Avec Nashville, c'est le film qui a le plus inspiré l'excellent Magnolia de P.T. Anderson. J'ai adoré Short Cuts. Tellement d'histoires entremêlées dans les rues de Los Angeles, un vrai truc de fou qui se résulte en quelque chose qui en dit beaucoup sur la réalité Californienne (pour ne pas révéler ce qui se passe à la fin). Aussi, durant mon visionnement, j'ai totalement confondu Tom Waits pour Ron Perlman Choqué


Princess Mononoke (1997): Film d’Hayao Miyazaki bien intéressant, qui montre la guerre et ses effets d’un ton serein, voir poétique. Ce n’est pas une opinion populaire, mais j’aime ce film pas mal moins que les autres Miyazaki. Vu qu’il y a beaucoup de batailles et un gros ‘’lore’’ derrière ce film, j’ai toujours un peu de mal à accrocher et j’ai l’impression que les actions défilent devant moi. Cela ne retire pas à ce long-métrages ses qualités pour autant, il y a beaucoup à dire sur le message pacifiste du film.


Pociąg do Hollywood (1987): Comédie polonaise, pas bien drôle, mais très étrange. Une femme devient obsédée par Marilyn Monroe et désire par la suite devenir une actrice à Hollywood, avant de se faire rejeter par une école de cinéma à cause de ses dents. Elle va ensuite rencontrer un homme s’étant lui aussi fait rejeter, car il est daltonien, mais voulait devenir dop. Le film devient encore plus bizarre par la suite, quand de la magie rentre dans la partie. La femme fait des souhaits et ils se réalisent, ce qui mène à plein de moments bien goofy. J’ai envie de dire que c’est un film très oubliable, mais c’est trop anormal pour l’oublier si facilement ^^


But I’m a Cheerleader (1999): Une satire grosse comme le monde, mais quand même bien intéressante et amusante sur l’homosexualité, le rôle de genre, l’adolescence et la bigoterie. Ça m’a pas mal plu ! Beaucoup d’acteurs que je ne m’attendais pas à voir là font des apparitions !


Les Chansons d’Amour (2007) : Je suis très attaché à ce film pour des raisons assez spéciales. À la fin de mon secondaire (*lycée), j'avais le béguin pour une fille blonde vachement cultivée qui partageait certains intérêts avec moi. Elle était mon amie, mais j'étais trop peureux pour exprimer mes sentiments, surtout que juste avoir une amie comme elle, je pouvais très bien m'en contenter. Je veux noter aussi que c'était une période assez brutale de mon adolescence où la déprime m'empêchait de correctement voir les choses ou accomplir quoique ce soit de productif. Un soir, elle me parlait de films pour me sortir un peu de ma bulle et de ma vision très limitée du cinéma à l'époque. Ensemble, on parlait de La Chinoise de Godard, de Huit et demi de Fellini ou d'Eraserhead de Lynch. À un moment, elle m'a recommandé Le Chansons d'Amour de Christophe Honoré, film dont je n'avais même pas entendu parler. Je l'ai regardé sur le coup et ça m'avait pas mal plu. J'adorais l'atmosphère, la direction artistique, certaines chansons et globalement, l'histoire et sa poésie. Il faut dire que j'étais (et suis toujours) un géant fan de musicals Grimaçant. Malgré cela, je reprochais au film quelques défauts esthétiques au niveau des dialogues et de ''l'exposition'' (par-là, je veux dire les éléments placés juste pour faire allusion à d'autres trucs ou souligner des évidences). Depuis, j'ai revu ce film 2-3 fois. Il reste surtout dans mon cœur plus qu'autre chose, car j'y ai souvent repensé. Le gars qui a orchestré les chansons de ce film a aussi bossé sur la soundtrack se trouvant dans un dvd venant avec le livre Les gens dans l'enveloppe que j'adore (l'expérience m'a touché). Quand je l'ai revu avec ma copine l'an passé, j'ai adoré ce film. L’œuvre m'a rendu vachement mélancolique ^^ Ça fait maintenant plus d'un mois que j'ai revu ce film (le 11 avril pour être exact, merci Letterboxd) et en le voyant, je suis un peu plus critique au niveau des défauts que je lui ai reproché à mon premier visionnement, mais je reconnais aussi les incroyables qualités que j'ai vu lors de mes autres visionnements. Ce qui est magique avec ce film, c'est qu'il capture le bonheur d'une relation, la douleur de la rupture et l'incertitude du futur. C'est une œuvre personnelle, car elle capture un instant de l'histoire de plusieurs vies, de Paris, du vécu du réalisateur et de ma propre adolescence. Cela se voit dans le fait que le film se déroule en hiver 2007, alors qu'il est sorti au printemps 2007. Il y a un grand souci pour créer l'illusion que le film se passe dans le présent. On voit les films qui sortaient à ce moment dans les pubs se trouvant dans les rues de Paris, mais ils jouaient dans le cinéma qu'on voit dans Le père Noël a les yeux bleus. Vu tout ce que nous retrouvons d'Honoré dans Les Cahiers du Cinéma, on peut comprendre un peu cette décision. Mais elle se manifeste encore plus concrètement en montrant une France pré-Sarkozy où c'était le mal-vivre pour les journalistes (entre autres), et vu les effets que sa présidence a eus, c'est tout à fait compréhensible... On dit que les grands artistes pointent du doigt ce qui va mal dans ce monde dans le présent, je crois que c'est vrai. Tous ces choix, forcément, viennent souligner la fin d’une ère, que ce soit en politique, au niveau du cinéma, au niveau de la stigmatisation des homosexuels ou en amour. C'est d'ailleurs la prémisse du film, montrer une rupture sous forme de mort pour ensuite nous montrer cette aventure quasi religieuse dans les rues de Paris où le protagoniste est en futile quête de rédemption. Bien évidemment, Louis Garrel, au-delà d'avoir joué dans d'autres long-métrages de Christophe Honoré, a joué dans The Dreamers, un film sur la jeunesse et la pensée libertine au niveau de la sexualité, comme on peut voir dans ce film avec la relation avec trois personnes, ce qui est une métaphore de l'état psychologique du réalisateur, notamment lorsqu'il était jeune et gay dans un monde qui ne l’accueillait pas à bras ouverts. Vu que le film capture des problèmes qui étaient très actuels, il en devient un genre de bouteille contenant en dedans cette époque et les sentiments qui viennent avec. C'est un film dont beaucoup de gens sont nostalgiques (ce qui me fait chaud au cœur, un peu). Perso, je le vois comme un portail vers la fin de mon secondaire, genre avril 2017 quand je l'ai vu pour la première fois. C'était une drôle de période dans ma vie et ce film m'expose mes anciens sentiments et... c'est vachement joli. Donc ouais, Les Chansons d'Amour n'est pas parfait, mais ça reste une belle et touchante expérience que je vous recommande.


El Camino (2019): Quand je l’avais vu à sa sortie, ce film m’a plutôt plu. Je ne l’avais pas trouvé excellent, mais je trouvais que c’était un bon divertissement qui renforçait les thèmes et morales de Breaking Bad. En le revoyant là, j’ai trouvé que c’était d’un creux… Le style plus ‘’filmique’’ avec le format 2.39:1 et les différentes lentilles étaient classes et les acteurs étaient excellents (il faut vraiment que les gens laissent Jesse Plemons tranquille, car ouais, il est gros maintenant, mais c’est clairement dû à des médicaments), mais le développement n’était franchement pas terrible, limite incohérent. Les péripéties étaient presque aléatoires pour expérimenter et transformer le Néo-Western qu'était Breaking Bad en Western plus classique. Cela a mené à des répliques de Jesse du genre ''I don't kill cops'' qui sont vraiment bizarres connaissant toute l'histoire du personnage. Mais bon, ce film ne sali pas la série pour autant, ni même Better Call Saul qui est probablement une meilleure série que son prédécesseur. La conclusion est jolie et logique pour le personnage, mais regarder 2 heures de cela, ça n'avait pas grand intérêt.


Before Midnight (2013): J’ai revu le dernier opus de cette trilogie, car j’ai fait découvrir les films à ma mère et elle a beaucoup aimé, donc le film jouait dans la cuisine un matin. Comme beaucoup de gens, elle a légèrement moins aimé cet opus, mais je l’ai trouvé excellent. Pour des films qui jouent beaucoup avec les attentes des gens, c’est vraiment intéressant d’observer les différentes disputes.


Modern Times (1936): Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu ce film et je regrette cela, c’est une des meilleures comédies de tous les temps. J’avais un sourire aux lèvres tout le long Souriant


Les Petites Marguerites (1966) : Une des découvertes les plus intéressantes que j’ai fait ce mois-ci. C’est un film Tchécoslovaque réalisé par une femme se moquant de la bourgeoisie et pointant du doigt la misère humaine en nous montrant deux femmes partir en une folle aventure cherchant l’émancipation parfois, utilisant les hommes pour se faire gâter d’autres. C’est un vrai film de fou qui fait rire pour ne pas faire pleurer et nous laisse nous poser des questions, et ce, par le prisme du surréalisme. La photographie dans ce film est absolument malade, quasi Tarkovskien.


Marina Abramovic – The Artist is Present (2012): Le sujet est intéressant, mais je ne trouve pas que ce soit un super documentaire. Le tout semblait être un gros build-up pour une expo finale, alors qu’il y a beaucoup plus à dire sur la démarche artistique derrière l’artiste et les autres artistes qu’elle recrute. En plus, beaucoup de temps est passé à donner une voix à des gens qui disent, si je ne m’abuse, des bêtises. Je ne suis même pas entièrement en accord avec la philosophie de Abramovic, mais ça reste une personne vachement intéressante et je suis content d’avoir vu du footage de sa géante performance à New York.


For Ever Mozart (1996) : Ce film n’a qu’un seul vrai problème dans sa démarche, celui de délaisser le côté romantique du concept pour se lancer dans des machins très techniques, mais ça reste à mes yeux un film grandement sous-estimé, voir incompris. C’est bien dommage, car c’est une excellente œuvre qui arrive à capturer multiples réflexions pertinentes, créatives et quasi-amusantes (si on aime l’humour noir et le mépris d’un auteur à l’écran) sur l’art et sa place dans une société où de vrais trucs douloureux, voir inabordables se passent. Qui aurait cru qu’on verrait un jour Godard mentionner Terminator 4 Grimaçant


JLG/JLG, autoportrait de décembre (1994) : Un genre de semi-documentaire de la part de Godard où il se moque des autobiographies pour parler de comment il se sentait à l’époque. C’est un film vachement intéressant, car Godard (qui se cache derrière un personnage dans l’œuvre) aborde sa dépression causée par son passé et par les trucs inévitables qui se produiront dans le futur. En regardant le film, j’ai trouvé très intéressant de tenter de déconstruire certaines scènes, je suis content que Godard ait opté pour cette approche pour faire un film parlant plus directement au public.


La fête espagnole (1920) : Seulement des parties de ce film existe, mais c’est vachement de voir les éléments qui ont été établis. Gros travail au niveau de l’atmosphère et des mouvements. Quelle dommage.


Lake Consequence (1993): Film télé érotique qui est d’un chiant. Au moins, je peux dire que j’ai vu une œuvre de Zalman King ^^


Women on the Verge of a Nervous Breakdown (1988): Comédie dramatique vraiment rythmée et visuellement riche qui aborde divers thèmes sociaux, notamment liés à la condition de la femme. On parle beaucoup du concept de ‘’l’hystérie’’ dans ce film et c’est rafraîchissant de voir des réflexions aussi matures sur le sujet dans un film qui n’a aucune prétention. Œuvre bien singulière et étonnante !
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Maurice
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« Répondre #10353 le: Mai 13, 2021, 09:02:28 »

Message 2/3

Judas and the Black Messiah (2021): On arrive vers la période où j’ai voulu rattraper mon retard sur les années 2020 et 2021 en me matant les films qui ont été nominés aux oscars. J’ai commencé par celui-là, car il avait de fortes chances de gagner et… la vache, je l’ai détesté. C’est un film qui traite d’un sujet sérieux n’importe comment en incorporant tous les codes Hollywoodiens, mais l’œuvre se prend quand même vachement au sérieux. Pour ne pas trop m’étaler et me refaire le film dans ma tête, j’arrive à penser à un moment spécifique qui m’a démoralisé. Il y a cette scène où un homme appelle la police après s’être fait accoster par un homme noir ayant une arme qui voulait juste lui parler. Dès que le gars sort son téléphone, l’homme noir armé quitte la scène. En l’espace de quelques secondes, hors-champs, la police l’attrape dans le voisinage, ce qui ne fait pas vraiment de sens, et cette scène est filmée comme une putain de cinématique à la Call Of Duty avec des policiers disant leurs derniers mots, des angles ridicules et des effets de sang qui gicle dans la figure. Les moments plus ‘’humains’’ ne sont pas mieux, car tout est trop calculé. Il y a une blague de pet à un moment qui sert de moment d’unité entre une mère et un fils ‘’partant en guerre’’ (c’est à peu près ça la dynamique). Cette blague m’a tellement semblé artificielle et commerciale… C’est un peu l’équivalent d’un bon gars qui caresse un petit animal pour montrer que c’est un bon gars… Pour un film traitant d’un sujet aussi SÉRIEUX, j’ai vraiment eu l’impression d’être pris pour un con. Comme beaucoup de films basés sur des histoires vraies, ça se termine avec des faits sur ce qui s’est vraiment passé par la suite, puis tout ça m’a fait me dire que ça aurait été bien si le film était sur tout ce qui s’est passé après, à la place de donner le volant à un réalisateur qui cherchait (avec bienveillance, j’en suis sûr) à recréer des effets à la Tarantino pour un long-métrage aussi ‘’engagé’’. Aussi, le fait que les acteurs étaient aussi vieux alors que les vraies personnes étaient au tout début de leur vingtaine m’a gêné. Si ce détail avait été pris en compte, on aurait pu avoir une vision totalement différente de l’affaire… Une vision bien plus triste et désabusée.


Home Alone (1990): Noël en avril, cool, cool, cool. J’ai revu ce film une soirée à un moment. Ce n’est pas moi qui l’a mis ^^ Mais bon, c’est Home Alone, j’en avais parlé vers Noël. Le film ne résonne pas particulièrement avec moi, mais je reconnais ses qualités.


Sound of Metal (2019): J’ai beaucoup aimé ce film ! C’est l’histoire d’un batteur qui commence à perdre son ouïe pendant qu’il est en tourné. Le film aurait pu être simplement sur cela et être intéressant, mais l’histoire prend rapidement une autre tournure, quand le protagoniste devra être séparé de sa copine pour partir dans une genre de retraite pour personnes sourdes qui ne savent pas comment gérer leur handicap. Bien évidemment, le travail sonore pour nous faire ressentir ses impressions est incroyable. Mais l’histoire se suit vachement bien. On s’attache rapidement à tous les personnages.


The Father (2020): J’ai vu ce film deux fois. Une fois avec ma copine et une fois avec ma mère. Ça m’a plu. C’est très simple comme film, mais ça présente façon originale et bien triste cette maladie (dont ma grand-mère est présentement atteinte). Je comprends pourquoi ça a résonné avec autant de monde.


Promising Young Woman (2020): J’ai détesté ce film ^^ De bonnes intentions ça ne veut pas dire un bon film. Et ce film se cachait derrière du second degré pour faire des gros clins d’œil au public et nous prendre pour des cons. Oui, je suis d’accord avec le message de celui-ci, mais c’est tellement fait de façon misérable et commerciale (au second degré bien sûr, haha) que s’en était malsain. En plus, la plupart des péripéties de ce film venaient nuire au message, il y a plein de situations qui ne se font pas résoudre, puis quand elles sont résolues, elles ne font pas grand sens (comment ça la blonde connaît un gars qu’elle peut payer pour faire peur à son ancienne amie ?)


The Trial of the Chicago 7 (2020): Je connais très bien la vraie histoire derrière ce film, donc voir des bandes-annonces où ça avait l'air dynamique, Hollywoodien et avec des acteurs qu'on connaît de ça, ça ne me tentait vraiment pas. C'est pour cela que c'était le dernier film que j'ai vu de ceux qui ont été nominés aux oscars. En fin de compte, j'ai bien apprécié le film ! Il a certainement les défauts que je m'attendais de voir dans un film Hollywoodien (surtout au tout début et à la toute fin), mais le fait que ça se passait dans le procès tout le long et que le ton était comique aidait vraiment le message, car si cette grosse farce de procès s'est vraiment produite dans la vraie vie, ça veut dire qu'il y a quelque chose de profondément brisé dans notre monde. C'était captivant comme film. Si vous voulez des œuvres plus sérieuses qui sont formidables sur le sujet des Chicago Seven, je vous recommande vivement Punishment Park et Vladimir et Rosa.


Paisa Vasool (2017): Une comédie d’action dont je n’ai rien compris. Tout était tellement chaotique, j’ai rapidement décroché.


Minuscule – La vallée des fourmis perdues (2013) : Je connaissais la série, mais je l’avais oublié ^^ Ce film est bien mignon, puis tient la route. Il y a même une bonne leçon ! Ça m’a bien plu.


MTV Uncensored (1999): Un genre de documentaire wacky fait pour la télé. Ça montre à quel MTV c’est ‘’COOL’’, n’est-ce pas les djeuns? Les bureaux sont un peu présentés comme ceux de Mad Magazine dans les Simpson, c’est assez ridicule. À un moment, nous voyons Tracy Grandstaff qui ça m’a fait un nœud dans la gorge. Cette femme est la voix de Daria dans la série éponyme. Elle a une formation de scénariste et de productrice, et cherche l’anonymat, ce qui est très respectable. Cependant, elle est apparu dans ce documentaire pour parler de s’être fait harceler sexuellement dans ce domaine de travail, et le documentaire tourne cela en blague avec le montage et la musique derrière. Comme ‘’Ouaaais, regardez comme c’est extrême MTV, quelquefois les gens rencontrent des fous, c’est totalement déjanté’’. Ça m’a brisé le cœur, car je sais qu’elle est sérieuse et cherche juste à se faire entendre… On fait trop de bruit, c’est pour cela qu’on entend plus.


Galilée ou L’amour de Dieu (2006) : J’ai adoré ce film ! L'aspect huis-clos scientifique m'a fait penser à The Man from Earth, puis c’était marrant de voir Daniel Prévost en inquisiteur ^^ C’est un film vachement intéressant. Les performances théâtrales m’ont rendu nostalgique d’une autre époque et j’étais accroché à toutes les lignes de dialogue.


Spring Breakers (2012): Un autre film que j’adore. Le fait que cette œuvre ait été commercialisée comme un autre Projet X pour finalement critiquer à mort ce genre de films et cette culture, c'était magique. Harmony Korine a compris ce qu'il y avait de fucked-up avec son époque et l'a montré au bon moment lorsque tous les films capitalisaient sur le succès des films totalement braindead à la 21 & Over . Cela se voit même dans le casting de son propre film. Le fait que la fête se métamorphose en quelque chose de profond et dérangeant, jusqu'au point de personnaliser le rêve américain en pitoyable et grotesque homme blanc, c'était génial.


Nobody (2021): J'ai commencé ce mois-ci avec ce film. J'adore Hardcore Henry, mais j'ai trouvé ce film moyen. Oui, l'action est classe, mais je trouve que le film n'en fait pas assez pour que l'excès de clichés américains du point de vue d'un russe marche. En fait, je crois que je n'ai juste pas trouvé ce film assez drôle pour que je sois investi dans l'action. Mais l'idée de découvrir pourquoi est-ce que le personnage est ''Nobody'' avec de subtils indices est cool. J'ai juste trouvé que ça se rapprochait trop d'un film comme Transporteur pour que j'aime vraiment ça. (Si SC17 était encore en vie, il me tuerait)


Nuts in May (1976): Petit film britannique des années 70 fait par Mike Leigh qui est une ode contre l’autorité. J’ai beaucoup aimé ce film. C’est un slow-burn, mais les relations entre personnages sont fascinantes, on comprend rapidement ce que le film essaye de dire sur les différentes classes sociales et il y a beaucoup d’humour par rapport à cela, notamment à la toute fin (le plan final est géant).


Chungking Express (1994): J’ai déjà parlé de ce film ici. C’est une merveille qui ressort de l’amour et de l’humanité de situations sociales difficiles. La solitude prolongée, les ruptures, l’enthousiasme gamin à ce que notre vie change, le plaisir de voyager et l’importance des petites choses pour faire changer notre humeur, tout ça est capturé dans ce film. Je l’adore.


Feels Good Man (2020): Documentaire sur le meme ‘’Pepe the Frog’’. L’histoire est assez intéressante, dans la mesure que c’est ridicule que le meme ait démarrée d’un comic aussi innocent, mais la majorité du film reste impertinent, car d’un côté, on tente de faire toute l’histoire de Pepe the Frog, d’un autre, on fait passer une morale sur la folie de l’internet et encore d’un autre, on veut nous montrer la vie d’un artiste qui n’avait pas plus d’ambition que cela. Ce troisième côté est celui qui m’intéresse le plus dans tout ça, mais c’est celui qui est le moins bien exploité, car on donne la parole à beaucoup de gens qui n’apportent pas grand-chose. Le gars qui a fait Pepe en tant que tel, lui il est sympa à observer. Il est tellement calme, ça fait du bien de voir cela.


Les Maîtres du temps (1982) : Film de René Laloux qui m’a semblé un peu daté au début, dans la mesure que l’histoire est set-up de façon à ce que l’aventure semble prévisible, puis il y a une chanson qui sort de nulle part, mais, après une bonne trentaine de minutes, le film change totalement de direction et ça devient vachement intéressant. Il y a message anti-totalitariste approfondi qui montre ce que la haine cause, ainsi que ce que l’amour apporte, puis il y a ce lien direct entre la jeunesse et le monde adulte qui montre aux enfants avec des images touchantes le concept de la mortalité, puis rappelle aux adultes qu’ils furent des enfants, c’est-à-dire innocent. Bon film !


The Descent (2005): Putain que ça a mal vieilli. Je n’ai vraiment pas aimé ce film. Pour un film ayant une prémisse aussi solide et des archétypes aussi intéressants sur papier, c’est vraiment dommage que les dialogues soient… si merdiques. Bien évidemment, c’est mon opinion, et j’exagère un peu, mais ça m’a limite fait mal aux oreilles quoi Souriant J’espère que le jeu The Forest ne va pas aussi mal vieillir que son inspiration ^^
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« Répondre #10354 le: Mai 13, 2021, 09:02:43 »

Message 3/3

A Rainy Day in New York (2019): Par où commencer… Ce film est la définition du mot ‘’Cringe’’. Un jeune Timothée Chalamet qui tente d’imiter Woody Allen en lisant clairement les répliques qu’il a devant lui, c’est incroyablement cringy. Ce film est une fanfiction pour vieux, c’est pas croyable. Les situations comiques ne vont pas plus loin que ‘’et là, la jeune fille se déshabille, et là, quelqu’un rentre, alors elle, elle sort, puis là, elle se retrouve toute nue dehors, hahahaha’’. Il y a une seule blague qui m’a fait rire du film, puis s’en était une piquée de la série Curb Your Enthusiasm. Les jeunes acteurs qui parlent comme des gens de 80 ans ou comme des clichés que seul un homme de 80 ans peut inventer, c’est d’un lourd… Le tout est aussi filmé sans originalité whatsoever. Il y a une scène idée de mise-en-scène. Elle est solide pour quelques scènes, mais dès qu’on est plus à l’extérieur, les angles et le montage étaient sur le point de me faire gerber. Et dire que c’est Storaro qui a travaillé sur ce film… aïe aïe aïe. Puis la fin était terrible. Donc ouais, j’ai détesté ce film ^^ Woody Allen est un bon réalisateur qui réalise encore de bons films comme Midnight in Paris, mais tout comme Polanski qui a réalisé l’excellent The Pianist, ils ne devraient pas pouvoir faire ces films. Qu’est-ce qu’ils foutent tous ces cons à volontairement travailler avec ces saloperies d’êtres humains… C’est juste trop profitable pour eux, quitte à parler en mal des réalisateurs après s’être fait payer. Ils me dégoûtent tous.


Fallen Angels (1995): Suite spirituelle de Chungking Express. Je préfère son prédécesseur, mais ce film reste vachement bien et original quand même. Sa structure est vachement différente et aborde différents types de deuil. Une impressionnante œuvre venant de la Nouvelle Vague hongkongaise.


Le Rayon Vert (1986) : Chef-d’œuvre. C’est un film romantique qui parle de solitude du point de vue d’une femme, c’est triste, mais en même temps, elle s’aventure et rencontre plein de supers personnages dans son trajet. Il y a beaucoup de moments légers et rigolos. Sous un soleil d’été, ce film capture plein d’émotions et c’est facile d’avoir de la compassion pour Marie Rivière. Ingénieuse idée les liens avec l’œuvre de Jules Vernes.


Le Redoutable (2017) : Je me souviens que j’étais vraiment hype pour ce film avant sa sortie, mais je ne l’ai que vu un an après. Depuis, je l’ai vu à maintes reprises et c’est un film qui me plaît beaucoup. Depuis la dernière fois que j’en ai parlé en octobre, ce qui a changé c’est que je comprends beaucoup mieux la figure qu’est Jean-Luc Godard. J’avais beaucoup de préjugés sur ses œuvres post-Dziga Vertov, mais en m’attardant bien comme il faut sur sa philosophie, je peux dire que je préfère ses trois derniers films à ses trois premiers. Godard maintenant me parle beaucoup plus que le Godard des années 60, je lui donne totalement raison pour avoir changé ainsi, même si entre temps, il n’a pas pondu que des chef-d’œuvres. Comprenant cela, j’avoue être un peu en désaccord avec la théorie véhiculée par ce film sur le point de rupture de la carrière de Godard. Il y a beaucoup plus à dire que ce qui est montré et à part copier/coller son style/son humour d’antan, ce film n’apporte pas grand-chose de nouveau sur la table, d’où les critiques négatives. Cela me fait trèèèès légèrement moins aimer le film, mais pour un biopic sur la vie de couple de Godard à l’époque, c’est réussi, et pour une comédie, c’est vachement réussi aussi. La scène en voiture est un moment de comédie en or. Le film capture aussi une certaine mentalité de l’époque et le fait que ça se ressente autant nous fait comprendre le point de vue des deux protagonistes. C’est une œuvre bien intéressante. Aujourd’hui, je vois mieux pour elle me faisait rêver dans le passé, mais aussi pourquoi est-ce que des gens ne l’apprécient pas du tout (même si ceux qui défendent Godard à mort sont vraiment ridicules).


Visages, villages (2017) : Documentaire d’Agnès Varda vraiment excellent ! Son projet artistique avec JR est ambitieux et fait limite chaud au cœur.


Big Eyes (2014): J’aimais Tim Burton quand j’étais jeune, mais depuis, mon opinion sur lui a changé. Alors, ce n’est que maintenant que j’ai vu Big Eyes et ça a été une bonne surprise, au début. Les décors étaient bien cools, la satire sociale à la Stainboy se sentait, mais avait plus d’impact car il s’agit d’une histoire vraie, puis l’humour dans la façon dont les personnages jouaient marchait bien ! Mon problème avec ce film, c’est toute la dernière partie. J’ai trouvé que le film rushait des éléments qui sont certes véridiques, mais qui faisaient très peu de sens avec tout ce qui nous a été présenté des personnages. Je ne vais pas spoiler, mais je crois que beaucoup de gens ont fait la remarque aussi, la fin va trop vite, donc le ton en devient inconsistant. C’est dommage, mais j’ai tout de même trouvé ce film divertissement.


El Club de los Incomprendidos (2014): Et si un feuilleton était un film... Ça donne pas mal ça. Des histoires sans intérêts présentées avec beaucoup trop d'intensité, le tout parsemé de twists à tout bout de champs. Gros mélange vachement pauvre entre Breakfast Club, Soda et Les feux de l'amour ^^


Les courts métrages que j'ai vu :

The Owl and the Pussycat (2020)
Red Hot Riding Hood (1943)
Le Clitoris (2016)
Secret Joy of Falling Angels (1991)
Teat Beat of Sex (2008)
nakedyouth (2007)
CONTINUUM (2016)
J’aime les filles (2016)
Guy 101 (2005)
Un jour (1997)
La basse cour (1992)
Girls Night Out (1988)
Git Gob (2009)
Three Thousand (2018)
The Big Reset – Worldviews (2020)
The Big Reset – Governance (2020)
The Big Reset – Economics (2020)
The Big Reset – Cities (2020)
Animation from Cape Dorset (1973)
Sikusilarmiut (1975)
Bambi Meets Godzilla (1969)
The Very Eye of Night (1958)
Futurama – The Lost Adventure (2003)
Meshes of the Afternoon (1943)
Cat’s Cradle (1959)
Le Cochon Danseur (1907)
Hedgehog’s Home (2017)
A Joy Story: Joy and Heron (2018)
The Big Swallow (1901)
Bao (2018)
Shelf Life (2017)
Spyro Gyra – Live At The North Sea Jazz Festival (2003) (pas vraiment un court-métrage, pas vraiment un film)
The Omega (2017)
The Audition (2017)
Erik Drinks Some Wine And Gets A Haircut (2017)
The External World (2010)
Glitter’s Wild Women (2018)
The Naked Woman (2019)
Tous les courts métrages du Concordia Film Festival


---

Je sais que ça n'a pas trop rapport dans ce topic, mais ça ne me tente pas forcément de poster dans ''Vos séries préférées'', niveau séries, à part continuer un peu The Heart, She Holler et regarder aléatoirement quelques épisodes de South Park, j'ai vu la mini-série Allen v. Farrow. Ce qui était présenté était intéressant (mais aussi dégoûtant), mais la façon dont le documentaire était fait c'était plutôt moyen. Imaginez-vous les codes un peu chiants des minis-séries comme celles-ci et ils sont tous là. Mais, ça n'empêche pas que c'est bien d'avoir donné une voix aux victimes de cet horrible homme.

Aussi, je ne sais pas si ça compte, mais j’ai aussi vu The Black Rider de Robert Wilson. C’est une pièce de théâtre, mais ça a été filmé et c'est une merveille. La mise en scène est époustouflante et les musiques sont extras. La contribution de Tom Waits est bien cool !
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« Répondre #10355 le: Mai 13, 2021, 13:38:22 »

Tiens c'est drôle, j'ai aussi vu For Ever Mozart il y a peu. Bon hasard car ce n'est pas un film grand public ou bien un classique "évidemment que je l'ai vu", comme The Trial of Chicago 7, c'était un peu plus logique. Comme quoi on a parfois des bonnes surprises quand je vois comme tu craignais ce dernier... Grimaçant

Ah tiens, quelqu'un qui a le même avis que moi sur Princesse Mononoke. Je reconnais ses qualités mais il ne provoque rien de particulier chez moi comme réaction, émotion...

Je n'avais jamais entendu parler de Galilée ou L’amour de Dieu (ou peut-être en passant la liste filmographie des comédiens mais sans particulièrement m'arrêter dessus). Tu m'as donné envie de le voir.

Pour A Rainy Day in New York elle n'est absolument pas nue, elle est sous-vêtements. J'ajoute aussi concernant ta digression, autant Polanski c'est avéré, autant Woody Allen là... bon ben... RIP la présomption d'innocence hein. Surtout quand on connait raisonnablement bien les tenants et aboutissants de cette affaire comme c'est mon cas, je vois ça "possible mais pas accablant".
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« Répondre #10356 le: Mai 13, 2021, 15:20:58 »

comme The Trial of Chicago 7, c'était un peu plus logique. Comme quoi on a parfois des bonnes surprises quand je vois comme tu craignais ce dernier... Grimaçant

Ouais, tout à fait, faut voir avant de juger Grimaçant

Je n'avais jamais entendu parler de Galilée ou L’amour de Dieu (ou peut-être en passant la liste filmographie des comédiens mais sans particulièrement m'arrêter dessus). Tu m'as donné envie de le voir.

Il est disponible sur youtube ! Je te le recommande vivement Sourire

Pour A Rainy Day in New York elle n'est absolument pas nue, elle est sous-vêtements. J'ajoute aussi concernant ta digression, autant Polanski c'est avéré, autant Woody Allen là... bon ben... RIP la présomption d'innocence hein. Surtout quand on connait raisonnablement bien les tenants et aboutissants de cette affaire comme c'est mon cas, je vois ça "possible mais pas accablant".

Ce que je voulais dire par ''Elle est toute nue'', c'est que dans le fond, je ne trouve pas que cette blague aille plus loin que le cliché que je décris. Ça m'a fait rouler des yeux à un point...

Pour les évidences pour l'affaire Woody Allen, je te conseille de regarder la mini-série documentaire Allen V. Farrow... Tu pourras voir plein de vidéos qui n'avaient jamais été montrées au public auparavant où Allen agit de façon inappropriée avec des enfants (ceux de Farrow), plein d'appels enregistrés où Allen ment et est abusif envers Farrow, plein de rapports de psychologues/policiers/avocats où la petite fille décrit exactement ce qui s'est passé directement après que ce soit passé (ils lui posent des questions stratégiques, et tout concordent, puis elle était visiblement traumatisée)... Il y a aussi plein d'évidences de la part de docteurs et autres sur les séquelles que ça a laissé sur la personne abusée. Sans compter les photos nues de sa fille adoptive trouvées dans sa chambre alors qu'elle n'avait que 16 ans, ainsi que la relation qu'il a eu avec une gamine brièvement avant Mia Farrow. C'est scandaleux toutes les actions qu'il a fait pour rendre la vie de tout le monde misérable, vu que c'est lui qui a l'argent et le pouvoir (je ne dis pas que Farrow n'est pas riche, juste pas aussi riche, mais surtout, en plus d'être une femme, elle a des responsabilités envers ses enfants, enfants que Allen a tentée de lui retirer comme 95% des gens qui abusent leurs enfants et qui se font accuser). Y'a aucun doute pour moi, c'est définitivement accablant.
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« Répondre #10357 le: Mai 15, 2021, 16:59:28 »

J'ai vu 75 films ce mois-ci.

Raoul Taburin   2019
En liberté !   2018
L'amant double   2017
Le refuge   2009
Premier amour   1934
Sitcom   1998
5×2   2004
Vacances payées   1938
Folies bourgeoises   1976
Suicide Club   2001
L’œil de Vichy   1993
Paris vu par...   1965
Femme fatale   2002
La Cour de récré : Vive les vacances !   2001
Uniformes et jupons courts   1942
Les Muppets, le film   1979
Ashanti   1979
Quintet   1979
Virus   1980
Play   2019
Le grand appartement   2006
Les sept de Chicago   2020
Soul   2020
Mank   2020
Equateur   1983
Affliction   1997
Prénom Carmen   1983
Masculin Féminin   1966
Malone, un tueur en enfer   1987
Jojo Rabbit   2019
Plein la gueule   1974
The guilty   2018
Sam Whiskey   1969
Irrémédiable   2020
Allemagne, année 90 neuf zéro   1991
Un flic et demi   1993
Comment ça va   1978
Le gai savoir   1969
Assistance à femme en danger   1987
For Ever Mozart   1996
Five Corners   1987
Mr Patman   1980
Premonitions   2015
Le prodige   2014
Le vagabond bien-aimé   1937
Seven Sisters   2017
Une fille pour le diable   1976
Les visiteurs d'un autre monde   1978
Road House   1989
Hurlements   1981
La chute des aigles   1988
Duo à trois   1988
Brève rencontre   1945
Hurlement 2   1985
La vie devant soi   2020
Le manoir de la peur   1983
Mio au royaume de nulle part   1987
Project Power   2020
Lâchez les monstres   1970
Les nuits de Dracula   1970
Le bouffon de l'horreur   1994
Le Blues de Ma Rainey   2020
Laura   1944
The Highwaymen   2019
La chambre des tortures   1961
L'homme aux poings de fer   2012
La rose du crime   1947
Da 5 Bloods   2020
Clueless   1995
Le Fascinant Capitaine Clegg   1962
Je suis un monstre   1971
Mystery, Alaska   1999
Le Train des épouvantes   1965
Le parfum d'Yvonne   1994
Le masque de la mort rouge   1964


J'ai fait un rattrapage François Ozon, Jean-Luc Godard, Burt Reynolds, Christopher Lee, Vincent Price et Peter Cushing.

Je conseillerai l'Œil de Vichy, un documentaire de Claude Chabrol sur la propagande du régime de Vichy durant la guerre. Dans un tout autre genre concernant la guerre, c'est un euphémisme Grimaçant, le fameux Jojo Rabbit était marrant.

The Guilty, très bon huis-clos scandinave, où un homme au standard de la police reçoit l'appel d'une femme enlevée par son mari, et, alors que ce n'est pas son taf, il doit juste répondre aux appels, va essayer, depuis son poste, de tout faire pour l'aider. En bon fan de huis-clos, j'ai apprécié ce suspense, et puis y'a des retournements de situation... Cool

Play, en 1993, Max a 13 ans et ses parents lui offrent une caméra, on voit tout ce qu'il a filmé durant des années, de ses courts-métrages expérimentaux adolescents jusqu'aux moments plus importants, adulte.
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« Répondre #10358 le: Mai 15, 2021, 17:30:57 »

Je n'ai toujours pas vu Da 5 Bloods, qu'en as-tu pensé Régis ?
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« Répondre #10359 le: Mai 16, 2021, 14:13:26 »

Je trouve le film un peu trop verbeux, alors qu'il n'est pas toujours bien écrit, et avec quelques passages dispensables du à l'éternel refrain de Spike Lee qui est très bien en soi mais amené trop peu subtilement, et la jungle fait parfois visuellement fake. Il n'y a pas que du négatif cela dit, d'autres passages sont visuellement plus marquants, les personnages sont bien interprétés, mais pas mon Spike Lee préféré (cela dit je n'en ai pas vu énormément).
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« Répondre #10360 le: Juin 04, 2021, 14:55:10 »

Premier cinéma de l'année (enfin !) j'ai vu The father. Formidable. J'en suis sorti vidé, quelquepart, tout est fait pour nous troubler et nous faire perdre nos repères autant que le personnage d'Anthony. Qu'on donne un oscar à Anthony Hopkins ! ... ah, suis-je bête, on l'a fait. Sourire
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« Répondre #10361 le: Juin 15, 2021, 23:12:12 »

J'ai vu 67 films seulement ce mois-ci, petite forme.

Madhouse   1974
Viens chez moi, j'habite chez une copine   1981
Ma femme s'appelle reviens   1982
Le serment du chevalier noir   1954
Le magasin des suicides   2012
Le tueur porte un masque   1954
Félix et Lola   2001
La nuit de la grande chaleur   1967
La planète sauvage   1973
Tango   1993
Umberto D   1952
L'hypothèse du tableau volé   1978
Le Dernier Témoin   1960
La tortue rouge   2016
Les spécialistes   1985
L'homme du train   2002
Oxygène   2021
La femme à la fenêtre   2021
Les deux papes   2019
Le vent se lève   2013
Pieces of a woman   2020
Brainstorm   1983
Vampire, vous avez dit vampire ?   1985
J'ai perdu mon corps   2019
Femmes entre elles   1955
Class 1984   1982
Rouge baiser   1985
Ton fils   2018
Mademoiselle et son bébé   1939
Club Paradis   1986
Explorers   1985
Mask   1985
Nocturne Indien   1989
Les croix de bois   1932
La forteresse noire   1983
Nuit d'été en ville   1990
Tartarin de Tarascon   1934
En face   2000
La vie à l'envers   1987
Le coupable   1937
Une ode americaine   2020
Les affinités électives   1997
Dernières heures à Denver   1995
La route d'Eldorado   2000
The father   2021
Another Day of Life   2019
Maya   1949
Antoinette dans les Cévennes   2020
Sous les ponts   1946
Un monde sans femmes   2012
L'aventure de Madame Muir   1947
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelquepart   2020
Ava   2017
Le diable tout le temps   2020
Ceux qui m'aiment prendront le train   1998
L'experience interdite   1990
Le voyage en douce   1980
Ceux qui travaillent   2019
Moon 44   1990
Le nom des gens   2010
Manhattan Lockdown   2019
Shocker   1989
Barton Fink   1991
Le dernier des Mohicans   1992
Chaplin   1992
Gung Ho (Du saké dans le moteur)   1986
Splash   1984


J'ai fait un rattrapage Patrice Leconte, Jean-Hugues Anglade...

Je conseille Une ode américaine le dernier Ron Howard, un beau film sur l'Amérique profonde, avec évidemment une grande performance de Glenn Close. Ron, tu as encore réussi !
Je conseille notamment Chaplin sur la vie de ce dernier, réalisé par Richard Attenborough et un gros casting. Le film est un biopic disons "classique", mais je dois quand même dire qu'il m'a charmé. Il passe en revue presque toute la vie de Charlie Chaplin, quitte à survoler certains passages, mais reste raisonnablement complet vu sa durée.
Je conseille aussi The father comme vous pouvez le voir dans mon post ci-dessus.
« Dernière édition: Juin 16, 2021, 14:10:15 par The Reg » Journalisée

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« Répondre #10362 le: Juin 22, 2021, 13:20:02 »

Message 1/3

Je trouve le film un peu trop verbeux, alors qu'il n'est pas toujours bien écrit, et avec quelques passages dispensables du à l'éternel refrain de Spike Lee qui est très bien en soi mais amené trop peu subtilement, et la jungle fait parfois visuellement fake. Il n'y a pas que du négatif cela dit, d'autres passages sont visuellement plus marquants, les personnages sont bien interprétés, mais pas mon Spike Lee préféré (cela dit je n'en ai pas vu énormément).

Ah, dommage alors. Pour la jungle faisant fake, du peu que j'ai vu du film, cela me semble être le point, mais je jugerai de cela quand je verrai le film ^^ Ça n'a pas été ce mois-ci, malheureusement Triste

J'avais pris l'habitude de poster dans ce topic dans les premiers jours du mois, mais j'ai déréglé le cycle le mois dernier et ce mois-ci, à chaque fois que j'écrivais mes petits commentaires impertinents, j'ai été interrompu par divers trucs de la vie. Présentement, je suis en formation pour un boulot d'aide-financière, donc le temps (mais surtout l'énergie) manque un peu.

Donc voilà, voici les films que j'ai visionné :

A Shaun the Sheep Movie - Farmageddon (2019): J'ai oublié de mettre ce film dans le dernier ''bilan'' que j'ai rédigé, donc cela fait un bout que je l'ai regardé, mais je l'ai trouvé assez chouette ! Je n'ai pas de nostalgie particulière pour Shaun the Sheep, mais pour un film visant un très jeune public, c'est très inventif, bien rythmé, techniquement impressionnant et il y a des gags et des références pour tout le monde, celles-ci viennent même ombrer les gags un peu plus lourds.


A Scanner Darkly (2006): J'avais oublié à quel point ce film était bon. Linklater a réussi à capturer à sa sauce une histoire de Philip K. Dick qui choque par ses terrifiantes idées sur la société et qui touche par son honnêteté sur les douleurs que causent les drogues et la ''guerre'' contre celles-ci. La rotoscopie est utilisée de façon ingénieuse, mais assez straightforward (ce qui marche avec ce long-métrage).


Animal Crossing - The Movie (2006): J'ignorais l'existence de ce long-métrage, donc quand ma copine a vu qu'il y avait un film d'Animal Crossing, on l'a regardé la soirée même ^^ C'était une bien agréable surprise. Ce film capture à merveille l'ambiance du jeu tout en ayant sa propre personnalité, ce qui rend les références au jeu totalement justifiées vu que les idées amenées par cette franchise se voient explorées de façon approfondie. Il est clair que l'ambiance et le travail sur les décors est l'aspect qui m'a le plus plu, mais il y avait en plus de cela une intrigue assez originale qui capture les sentiments enfantins qu'on a eu et que les jeux vidéo capturent. Je trouve les dessins-animés comme celui-ci très biens pour les enfants. C'est très simple, mais c'est pas mal mieux que les films de Pokémon ^^ (Après, bon, pas un géant fan des personnages)


Waking Life (2001): Waking Life est le premier film en rotoscopie de Richard Linklater. C'est une œuvre philosophique très méta qui montre les troubles qu'on peut avoir étant adolescent ou jeune adulte quand on en vient à se poser trop de questions. Ce long-métrage nous montre le gouffre dans lequel on peut tomber, mais aussi l'importance de réfléchir par nous-même, car nous pouvons totalement bénéficier d'avoir des rêves et des incertitudes sur le futur. Le protagoniste apprend très jeune à explorer et observer le monde d'un œil plus décomplexé par le prisme des rêves. Ces mêmes rêves brouillent les notions de la réalité, celle du protagoniste, mais aussi la nôtre, celle du spectateur qui se demande ce qu'il voit sur son écran. C'est un très bon film qui laisse pas mal à réfléchir vu la quantité d'artistes et des personnalités de divers milieux d'Austin qui viennent exprimer leurs points de vue. Aussi, super de voir le couple de Before Sunset dans ce film !


La Casa Lobo (2018): Le spectre de Pinochet hante le Chili... Ce film fait en stop-motion est purement génial. C'est vraiment angoissant, mais à la fois assez satisfaisant, car il s'agit d'une violente satire de la mentalité qui terrasse encore le Chili aujourd'hui. On sent l'effort et la douleur qui est allé pour réaliser chaque seconde de ce film, donc de voir ce conte de fée se déroulant dans un camps de torture Nazi vient vraiment foutre une claque. Excellent film, merci Nick de me l'avoir recommandé !


Tinker Bell and the Lost Treasure (2009): En me préparant à manger après une longue journée, mon père a mis ce film, car il aime bien les films de la Fée Clochette faut croire ^^ Je l'ai vu avec lui et... Ce n'est pas trop mon truc, mais ce n'est pas mauvais non-plus. Ce n'est pas plus mauvais que n'importe quel autre film générique de Disney ^^ Je dirais même que les films 3D de la Fée Clochette sont mieux que beaucoup d'autres films d'animation du genre. Celui-ci en particulier me semble un peu niais, mais il y a tout de même un message positif et des interactions amusantes entre les persos. En fait, la dynamique entre personnages est ce qui m'a le plus plu de ce film.


Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary (2020) : Premier film que j'ai vu au cinoche depuis février 2020 où j'ai vu Portrait de la jeune fille en feu WOO WOO WOO WOO WOO WOO!! Et bien, j'ai adoré ce film ! C'est une œuvre géniale pour les enfants, mais excellente aussi pour les adultes. En salle, j'ai vraiment eu l'impression de voir un mélange entre Meek's Cutoff, There Will Be Blood, Persepolis, Lucky Luke et Candy ^^ L'aventure que nous suivons est donc plus que complète (^^) et niveau animation, c'était fantastique. La créativité au niveau des couleurs m’époustoufle (le feu est rose et l'eau est verte, wouah), en plus du gros boulot pour jouer avec les ombres et les distances. Franchement chapeau. Après, c'est clair que ce qui m'a le plus parlé c'est tout le discours sur le rôle des genres et l'authenticité qui vient totalement critiquer l'Amérique. En regardant le générique final, nous voyons que c'est vraiment 50% de femmes (voir plus) qui ont bossé sur ce film et ça se voit dans le soin qui est pris pour donner une voix aux jeunes qui sont confrontés à ces enjeux. Je ne peux que m'imaginer un enfant trans qui voit ce film et réalise qu'il n'a pas besoin de suivre certaines normes pour se faire respecter et s'épanouir. D'ailleurs, à part ma copine et moi même, les 5-6 personnes qu'il y avait dans la salle était des mamans qui apportaient leurs filles de 4-5 ans voir le film. C'était adorable, surtout que ces jeunes filles avaient l'air de beaucoup aimer ça (surtout le cheval qui s'appelait Jambon et la femme qui s'appelait Madame Moustache Souriant).


Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait (2020) : J'ai trouvé ce film correct. Les deux personnages principaux et le début de leurs histoires m'ont beaucoup plu, mais après, quand plein d'autres personnages sont entrés dans la partie, j'ai un peu décroché. Je ne trouve pas cela juste de juger un film pour ce qu'il n'est pas, surtout qu'Emmanuel Mouret réalise bien ses ambitions de parler d'amour à travers des marivaudages pour montrer de la variété, mais quand je vois le principe, j'ai une impression que le film reste bloqué sur un rythme de twist après twist tout en mettant l'accent sur les mêmes histoires d'amour, alors que j'aurais aimé voir la relation entre les deux protagonistes avancer Souriant Ça reste sympathique et astucieusement écrit, mais pour tous les thèmes abordés, j'arrive à penser à d'autres films les partageant qui résonnent plus avec moi (si vous voulez voir un film sur un artiste qui stagne, car il veut parler de tout dans son œuvre, je recommande Synecdoche, New York).


Le Joli Mai (1963) : J'ai vu ce film pour la première fois il y a un mois de cela et il rentre directement dans mes films préférés dans tous les temps. Je n'ai rien à reprocher à ce documentaire, tout est super. L'humour, le montage, le concept, les interactions avec les Parisiens, la variété de gens présentés à l'écran, ainsi que les mouvements de caméra qui viennent toujours souligner le point de Chris Marker. Un chef-d'œuvre.


Victoria (2008) : Ce film a été réalisé par Anna Karina, il s'agit du dernier film dans lequel elle a joué, puis ça a été tourné au Québec, chouette ! L'idée de faire un road movie au Québec présentant le milieu de chanteurs très ouverts d'esprits est sympathique et l'idée de mettre Anna Karina dans le rôle d'une genre de Jacques Tati qui observe et se balade sans vraies arrières pensées (son personnage est amnésique) est bonne aussi. Juste avec les éléments que j'ai cité, cela s'annonce comme un film léger et fun. C'était léger et très gentil, mais je n'ai pas trouvé le film très fun... Tout me semblait très maladroit. Il n'y avait aucune audace dans la façon dont c'était filmé, ce qui faisait qu'Anna Karina n'était vraiment pas crédible dans son rôle de personnage muet, puis les péripéties ne s'enchaînaient pas naturellement. Le film avance, mais se voit interrompu par l'apparition de nouveaux personnages, ce qui n'est pas un problème en soi, mais tous les personnages sont limites grossiers dans leur façon de représenter certains archétypes. Nous ne sommes même plus dans un film amateur, on est dans un projet d'école tellement certains personnages n'ont pas d'allures. Avec cette maladresse que j'ai mentionné, je vous laisse vous imaginez de quelle façon ils ont présenté le monde des drags... Ça essaye tellement d'être cool avec cela que les personnages en deviennent quasiment des insultes envers les femmes, les transsexuelles et les non-binaires (sans compter aussi la maladresse quand il s'agit d'avoir un protagoniste noir, ce qui nous donne quelques moments accidentellement racistes...)


Je vous salue, Marie (1985) : Le film qui a valu une tarte à la crème dans la tête de Jean-Luc Godard, haha ! Je l'ai beaucoup aimé. Comme ça, je n'ai pas grand chose de pertinent à dire sur celui-ci, car ça fait trop longtemps que je l'ai vu et depuis, j'ai vu plusieurs autres films de Godard, mais surtout, j'ai regardé des tas d'entrevues auxquelles il a participé, donc les réflexions que je me suis fait sur ce film d'une heure et quart se sont perdues quelque part dans un coin de ma tête... En tout cas, cette histoire théologique dans un contexte moderne pour critiquer nos seulement les textes ''sacrés'', mais aussi les années 80 est vraiment bien fichue. Le fait que Godard ait donné un côté introspectif à son long-métrage pour tenter d'exprimer son mécontentement sur lui-même, son cinéma et ses amours en fait une œuvre assez personnelle, surtout quand on voit les conséquences que ce film ont eu non-seulement pour le studio l'ayant financé, mais aussi pour la vie sentimentale de Godard, c'est assez particulier. Anne-Marie Miéville a fait un court-métrage continuant un peu l'histoire de la protagoniste de ce film, je l'ai visionné et je le recommande également. Intéressant petit film.


Anna Karina, Souviens-Toi (2017) : Documentaire sur Anna Karina fait par son mari, Dennis Berry. Je l'ai bien aimé. On apprend pas mal de choses, le ton est léger et on ressent l'amour que Berry a pour Karina. Ça réchauffe le cœur et c'était une jolie façon de lancer de le festival de Cannes en 2017.


The Canyons (2013): Paul Schrader est un réalisateur hors pair, et j'ai eu la chance de le rencontrer ! Au-delà d'avoir écrit Taxi Driver et d'être un américain connu pour s'être vraiment intéressé au cinéma Japonais, il a réalisé First Reformed qui est un des meilleurs films de la dernière décennie. The Canyons en revanche est un film qui s'est fait absolument détesté et vu que c'est un long-métrage filmé comme un téléfilm mettant en vedette un acteur porno et Lindsay Lohan, ça se comprend. Cependant, ces choix ont beaucoup de sens et je ne déteste pas ce film comme la majorité. Schrader, malgré son âge, comprend exactement comment fonctionne notre société actuelle, comment pensent les jeunes adultes actuels et a vu quelque chose dans l'état actuel du cinéma, puis a décidé d'en parler dans un film qui n'est visiblement vraiment pas pour tous. Ce rapport entre l'auteur et son public est l'élément qui m'a le plus plu dans ce film, surtout que c'est pertinent pour transmettre une opinion sur notre rapport à la technologie et comment il crée une culture de narcissisme extrême. Cela est ce que je considère comme les qualités de ce film. Malheureusement, il a selon moi beaucoup de défauts qui viennent nuire à mon appréciation de celui-ci. Les péripéties sont tellement similaires qu'on a rapidement l'impression de tourner en rond, le fait de filmer le tout avec un éclairage très soutenu et avec des mouvements très minimalistes alourdi ce film (et vu le sujet, ça n'en a vraiment pas besoin), les dialogues improvisés viennent brouiller le message de l’œuvre et les acteurs sont très mauvais... Tous ces éléments ont un but, notamment pour les acteurs visiblement médiocres qui viennent incarner des Californiens particulièrement niais (donc gros effort pour l'authenticité des propos), mais ça vient un peu gâcher le mélange à mon avis. Donc voilà, je ne trouve pas ce film super, mais il ne mérite pas autant de haine qu'il en reçoit, surtout que si ce film n'existait pas, on aurait probablement pas d'autres films de Schrader taclant des craintes actuelles.


Hereafter (2010): Un petit film de Clint Eastwood sur le deuil. Il y a beaucoup de beauté dans les observations du réalisateur sur le monde qui l'entoure, mais la direction artistique ne me charme vraiment pas. Au moins, je respecte beaucoup la décision de mettre l'aspect surnaturel du film en second plan. C'est plus une enveloppe pour rapprocher le public à la psychologie des personnages.


Sympathy for the Devil (1968): Documentaire de Jean-Luc Godard sur les Rolling Stones lorsqu'ils écrivaient leur hit ''Sympathy for the Devil''. Ça démenti le mythe de la création en mettant les répétitions des Stones en opposition à ce qui se passe réellement dans le monde à ce moment, c'est-à-dire la naissance de mouvements contestataires, une évidente disparité causé par le monde industriel et les modèles économiques auxquels divers pays en Europe adhèrent, et la jeunesse s'éduquant sur la révolution. Cela vient vraiment ringardiser le ''rêve'' vendu par les Rolling Stones ou du moins, ce qu'ils symbolisent. La création vs. La destruction. Docu expérimental vraiment intéressant, une pièce de son époque.


Le Vent d'est (1970) : Un Western fait par Jean-Luc Godard, pourquoi pas ? Ce film a été fait durant sa période Dziga Vertov et le but était un peu de faire un long-métrage ne suivant pas le modèle dominant. Il s'agit donc d'un film pour le peuple lors d'une période d'oppression. De là, on peut faire un lien évident entre le Western et la bourgeoisie (fuck yeah). En Amérique, les images se suivent d'une façon qui nuit à la vérité dans l'art, donc la première question posée dans ce film est ''Où est la vérité dans le 7ème art ?'' Les idées apportées par ce film nous laissent réfléchir, l'humour est froid (dans le bon sens) et le délire vraiment méta où le film est souvent interrompu par les créateurs de celui-ci en train de débattre sur la façon dont ils vont filmer certaines scènes m'a vachement plu, cependant, je dois dire que malgré ses ambitions, le résultat me semble être bien loin de Bertolt Brecht. Je crois que ce film aurait bénéficié de plus de variété. Pas tant dans les discours, mais justement, dans les images, car elles aussi, elles parlent.


Moi y'en a vouloir des sous (1973) : Je pense avoir parlé de ce film dans le passé dans une de ces listes mensuelles. Pour la petite histoire, Jean Yanne est probablement mon réalisateur préféré et un des artistes qui m'inspire le plus. Son œuvre me parle énormément et ce depuis un très jeune âge. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil est peut-être mon film préféré. En tout cas, ce film satirique sur les manifs en France sous l'angle de l’actionnariat est super. À chaque fois que je le vois, il me fait de plus en plus rire. Pour un film fait en si peu de temps, c'est incroyable de voir comment sont accomplies les ambitions de celui-ci. Il y a une grande variété de gags et d'effets visuels bien cools ! L'histoire se suit très bien aussi. C'est clair que la chute de l'histoire sur l'émancipation est un peu datée, mais ça reste un gag correct pour un film qui en offre plein qui sont géniaux. La fin est excellente aussi. 


May (2002): Un bon petit film d'horreur sur une femme atteinte de strabisme tentant de sortir un peu de sa bulle en se rapprochant d'un homme qu'elle aime bien. L'histoire d'amour est solide, l'atmosphère horrifique est solide aussi, il y a beaucoup de bonnes idées dans la façon dont l'horreur est présentée (genre le court-métrage amateur que présente le mécano à la protagoniste), mais les dialogues sont parfois assez maladroits, certaines scènes sont trop étranges et la fin vient trop vite. J'ai trouvé que le foreshadowing de l'obsession pour Frankenstein était bien trop soutenu, surtout qu'ils tentent de rendre ça drôle avec le perso autochtone vraiment ''moderne'' ^^
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« Répondre #10363 le: Juin 22, 2021, 13:20:14 »

Message 2/3

Chronic (2015): Ce film n'est pas bien populaire et ne s'est pas fait aimé (car il possède une fin particulièrement surprenante), mais je l'ai trouvé très bon ! Tim Roth joue un docteur se déplaçant au logement de ses patients, car il doit s'occuper de gens atteints de maladies chroniques. C'est un film très calme présentant divers réalités assez brutales, puis le tout semble séparé en quatre parties (car nous suivons quatre différents patients). La ligne directrice c'est les sentiments du protagoniste. On le voit comme quelqu'un qui est un peu hors de lui ou qui n'a pas de vrai contrôle sur ce qui passe autour de lui, comme dans son boulot ou avec sa famille. Une belle découverte.


À bout de souffle (1960) : C'est le moment pour une opinion controversée, je trouve les derniers films de Godard bien meilleurs que ses premiers. Film Socialisme, Adieu au Langage et Le Livre d'image me transportent là où aucun autre film peut me transporter. Ils sont tellement en avance sur leur temps. Ce sont de vraies claques audiovisuelles qui peuvent même lancer un débat sur s'ils sont vraiment des films tellement le fictif et le réel sont mélangés de façon acerbe. À bout de souffle reste un bon film, tout sent la liberté. L'impertinence et la folie de scénario est absolument charmante. Puis d'un point de vue technique, c'est extrêmement provocateur. C'est un géant doigt d'honneur au ''cinéma à papa''. Mon léger problème avec ce film par contre, c'est les conversations entre Belmondo et Seberg. Je trouve que la façon dont Seberg réagit aux commentaires insupportables de Belmondo assez irréaliste. À défaut de donner au bandit un vocabulaire assez vulgaire (pour l'époque) pour montrer à quoi la jeunesse pense vraiment (le cul, l'amour, la mort), je ne trouve pas que la représentation de la femme dans ce film est la plus soignée, surtout pour une histoire d'amour aussi iconique (bien évidemment, après toutes ces années, je ne suis vraiment pas le seul à avoir fait ce commentaire).


The Right Stuff (1983): Un film épique américain sur des astronautes en période de guerre froide. Ce film est culte et je vois totalement pourquoi, mais ce n'est pas trop mon truc. Sur toutes les modèles de fusées vraiment chouettes qu'on retrouve dans cette œuvre et scènes assez intenses, il y a beaucoup de dialogues que je trouve vraiment moyen et cliché au possible.


Conte de printemps (1990) : Bof, je n'ai pas vraiment aimé ce film. Il paraît que les 3 autres saisons de cette collection de films d'Éric Rohmer sont bien mieux, donc ça, ça me rassure, mais j'aurais vraiment aimé apprécier ce film. L'intrigue et les personnages ne m'ont vraiment pas charmés et les dialogues n'apportaient pas beaucoup d'idées intéressantes. Quant à la photographique, à part une scène, j'ai trouvé qu'elle était vachement fade.


L'homme orchestre (1970) : Mon film préféré avec Funès ! L'humour, la musique, le rythme, les acteurs, tout fonctionne dans ce film ! C'est tellement cool de voir Funès jouer avec son fils. On sent aussi sa bonne relation avec le réalisateur dans sa façon de jouer cet archétype. Après avoir visionné à nouveau ce film, j'ai vu qu'à Paris, il était diffusé à la cinémathèque française et que Serge Korber était présent. Trop dégoûté de ne pas avoir pu assister à cela !


Après Mai (2012) : Petit film sur la jeunesse de Mai 68 sous forme de récit initiatique. Les personnages sont plutôt sympathiques (notamment la première copine qui est vraiment comme une Daria française), mais le délire de faire un film sur les années 70 comme un de ces films ''quirky'' à la Brick des années 2000 ne m'a pas tant charmé.


Stupeur et Tremblements (2003) : Merci Régis de m'avoir introduit à ce film avec ta vidéo. Je l'ai visionné et je l'ai adoré. Tellement en fait que je l'ai revu avec ma copine et que j'ai décidé de lire de livre d'Amélie Nothomb (que j'ai beaucoup aimé). J'ai même recommandé ce film à mon frère et sa copine qui ont passé énormément de temps au Japon et qui ont même pensé à déménager là-bas (c'est marrant en plus, car l'actrice qui joue Amélie dans le film ressemble un peu à sa copine). En tout cas, la relation entre l'orient et l'occident est bien représentée par la dualité entre Fubuki et Amélie, et j'aime beaucoup le développement de la carrière entrepreneuriale de la protagoniste. C'est une genre de descente aux enfers, mais le film est très créatif dans sa façon de montrer cela (on voit des références à d'autres films, ainsi que des jeux enfantins qui montrent une certaine violence verbale ou physique derrière les actions/décisions des persos, genre la scène avec les pistolets). Franchement, j'ai trouvé ça très bien !


We Call It Techno! (2007): C'est un documentaire britanno-allemand sur la genèse de la popularité de la musique techno en Allemagne. C'est cool, on apprend des trucs, mais comme documentaire, ce n'est pas tant créatif . Je ne trouve pas qu'il y ait beaucoup de variété dans ce qui nous ait montré, donc autant lire sur le sujet au lieu de regarder un docu comme celui-là.


Poirot - Death on the Nile (2004): Vraiment pas mon adaptation favorite de cette histoire. Ça avait vraiment des airs de mélodrame dans le montage, l'éclairage, le jeu des acteurs, etc. Même pour moi qui aime déjà l'intrigue à la base, j'ai eu de la misère à m'investir un tant soit peu dans cette affaire.


No (2012): Ça fait des mois que je repousse mon visionnement de ce film, mais je l'ai finalement regardé et ça a été une excellente surprise. C'est l'histoire du parti ''No'' du référendum chilien de 1988 et des méthodes subversives utilisées pour pouvoir diffuser des messages pour leur cause à la télévision (qui était contrôlée par l'état, c'est-à-dire le gouvernement de Pinochet). Le style rappelle celui des émissions de propagande que les gens ayant grandi au Chili à cette époque ont connu et c'est très approprié vu le sujet. Ce film possède aussi un aspect satirique où la différence entre la pub et la réalité se voit brouillée. En somme, je recommande ce film !


The Death of Stalin (2017): J'avais hâte de voir ce film, mais il m'a hautement déplu. Je crois que ce n'est juste pas mon genre de comédie noire. Les gags ne m'ont pas fait rire et le style m'a semblé bien trop calculé, pareil pour le rythme en général qui est celui d'un drame historique classique, mais parsemé de gags (des disputes entre les personnages) et d'effets superflus (genre des ralentis). Après, c'est clair qu'il y a un bon message derrière tout ça, mais je n'aime vraiment pas la façon dont il a été transmis.


Sukiyaki Western Django (2007): Django Unchained de Tarantino (donc je ne suis pas un géant fan) est basé sur la série de films italiens suivant le personnage de Django. Dans les années 2000, au Japon, ils en ont fait un remake, puis ils ont invité Tarantino pour jouer un rôle. C'est un film très particulier et assez ridicule, mais qui a du charme dans sa façon de vouloir styliser tout et n'importe quoi. Ce film nous offre une prestation de Quentin Tarantino parlant en japonais avec un accent coupé à la hache. C'est très rigolo, mais quand il faut suivre les histoires des différentes persos, ça devient un peu lourd. Ce long-métrage mérite quand même le coup d’œil.
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=-81VrzGAlkQ" target="_blank">http://www.youtube.com/watch?v=-81VrzGAlkQ</a>

Saidoweizu (2009): Sideways d'Alexander Payne est un de mes films préférés, donc je n'ai pas pu m'empêcher de voir le remake japonais de ce film. Pour un fan comme moi, c'est très marrant de voir les différences entre l'original et le remake, surtout qu'il faut toujours justifier pourquoi les personnages parleraient japonais aux États-Unis et il a fallu changer les régions dans lesquelles se déroulent le film pour que ce soit moins étranger pour le public japonais (ce qui retire le sens de certains trucs venant du film original). Mais bon, le fun s'arrête rapidement, car ça devient du grand n'importe quoi en un claquement de doigt. Dans le Sideways original, même si c'est une comédie, un personnage tente de se suicider à un moment en mélangeant ses médicaments avec de l'alcool, dans ce film, il refond plan par plan la scène où le personnage prend de l'alcool, mais ils omettent la partie où il prend ses médicaments, transformant cette scène originalement un peu choquante en scène rigolote et grotesque. C'est là que se repose tous les défauts du film. Ils omettent toutes les nuances de l’œuvre originale pour transformer cela en comédie accessible à tous au Japon. Ça devient un road movie style années 80 où des japonais prennent du vin et tombent amoureux aux États-Unis. Bien évidemment, même si je pars dans l'optique que c'est un remake d'un film que j'aime beaucoup, je ne vais pas juger ce film uniquement basé sur les différences avec l’œuvre originale, je vais le juger pour ce qu'il est, car Saidoweizu est bien différent de Sideways sur certains aspects. Le problème, c'est ce qu'il est n'est vraiment pas impressionnant. C'est une comédie très banale où tous les gags sont édulcorés pour flatter dans le sens du poil le plus grand public. C'est bien dommage, même si je me suis quand même diverti à noter les différences (notamment au niveau de la censure où les scènes de nudité de l'orignal sont transformés en gags très étranges).


En ligne de mire - comment filmer la guerre ? (2016) : Bon, le titre dit tout, c'est un documentaire sur la guerre dans le monde du cinéma et comment la filmer. Plein de cinéastes sont interrogés sur le sujet, notamment Michel Hazanavicius qui parle un peu de son film The Search. Ce que ces artistes disent est intéressant, mais je déteste la façon dont est monté ce docu. Ce genre de format télé avec des images de films de guerre avec de la musique derrière, ça m'a vachement agacé. La finale de ce docu avec l'entrevue de Jean-Luc Godard est vraiment chouette par contre.


Il seme dell'uomo (1969): Le Redoutable de Hazanavicius m'a vendu ce film comme étant un machin ''radicalement nudiste'', mais pas du tout en fait ^^ C'est un film de science-fiction italien où un virus tue une bonne partie de la planète (oui oui, science ''fiction''), ne laissant qu'un homme et une femme dans une place isolée. On leur a dit de concevoir un enfant pour le bien l'humanité, mais le film est surtout une succession de pensées sur le passé et futur l'humanité. Certains passages sont biens, d'autres sont trop soutenus et à la fin, j'avais un peu décroché, donc les dernières minutes ne m'ont pas plus choqué que ça.


Sound of Metal (2019): J'en avais parlé le mois passé et mon opinion dessus n'a pas du tout changé, j'aime beaucoup ce film. Du travail sonore à la simplicité dans la façon dont c'est filmé, du récit aux personnages attachants, j'ai passé un bon moment en revoyant ce long-métrage.


The Little Prince and the Eight-Headed Dragon (1963): C'est un bon conte pour enfant animé avec beaucoup de créativité, malgré le peu de moyens. C'est très charmant et une pièce historique des animes. C'est clair que l'action et les péripéties ne m'ont pas fascinées plus que ça vu que je ne suis pas le public cible, mais même si c'était la première fois que je visionnais ce film, il y avait un côté quasi nostalgique à l’œuvre qui m'a fait sourire. J'arrive totalement à voir comment ce dessin-animé a inspiré le style de Zelda: Wind Waker.


Equinox Flower (1958): Un autre film d'Ozu sur le choc générationnel, mais cette fois-ci, c'est fait bien différemment, car le vieux monsieur prend beaucoup de place dans le film et nous voyons lentement au fur et à mesure à quel point il vient d'un autre monde de traditions quasi obsolètes, même pour sa fille. Le fait que tous les personnages progressent changent d'avis entre le début et la fin du film est fascinant. C'est vraiment un très joli film, je le recommande vivement. Je note aussi l'intelligence dans le montage. C'est une figure de style d'Ozu de couper vers des objets présents dans la pièce où se passe l'action, mais dans ce film, c'était particulièrement astucieux et pertinent de faire cela.g


Gayby (2012): C'est une comédie romantique où un homme gay et une femme hétéro s'apprêtent à avoir un bébé ensemble. Juste avec ces infos, vous pouvez vous imaginer le genre de gags qu'on retrouve dans ce film et c'est pas mal ça ^^ Je n'ai pas particulièrement aimé ce film.


Le Mépris (1963) : Un film de Godard assez bien. J'aime beaucoup sa façon de parler de l'état actuel (au moment de sa sortie) du cinéma et c'est vraiment cool de voir Fritz Lang dans le film. D'un point de vue technique, c'est grandiose. Tous les moments de caméra viennent dire quelque chose sur le médium, que ce soit les nombreux truck shots sur le corps de Bardot ou les moments où les plans sont fixes dans l'appartement. Après, malgré ce que le couple présenté dans le film symbolise, leurs mœurs ne me fascine pas plus que ça. C'est plus ce qu'il y autour qui m'intéresse, donc c'est clair que j'aurais préféré que la balance entre Lang réduit à faire une adaptation d'un mythe et les disputes de couple soit mieux répartie.


Sex and Lucia (2001): Film qui se veut un peu expérimental et un peu érotique. Le long-métrage apporte quelques idées intéressantes sur notre relation à nos souvenirs et nos émotions, mais je trouve que la direction artistique nuit au film. Ça essaye trop d'être différent (au niveau des couleurs et des angles), donc quand on est introduit à plusieurs personnages un peu tarés, ça m'a fait un un effet de trop plein et j'ai juste sélectionné ce que je voulais tirer de tout ce qu'on voyait. C'est comme si que ce film sur la déconnexion de l'artiste avec la réalité était déconnecté de la réalité du public, c'est donc pour ça qu'il lui offre ce drôle de spectacle rempli de sexe. C'est peut-être un bad take que je viens de faire là, mais c'est un peu mon impression ^^


Fatherland (1986): Un film qui se veut technique et intellectuel dans son approche sur ''la gauche'' et divers idéaux, mais le film n'est vraiment pas fin dans sa façon de toucher le sujet. Les personnages parlent ''en profondeur'' de socialisme, d'oppression, d'exploitation, de cruauté, de Stalinisme, mais il manque des éléments cruciaux à leurs démarches, donc même si le réalisateur/scénariste a réfléchi longtemps sur le sujet, ça ne se transmet pas bien à l'écran quand le raisonnement du protagoniste n'est pas raisonnable. Même si j'aime l'ambiance du film, ça essaye tellement de transmettre un message et que ça en devient une coquille vide.


Blind Man's Bluff (1992): Je ne m'attendais pas à voir Ron Perlman dans ce petit film. Ce n'est vraiment pas un film ambitieux, mais l'intrigue était plutôt du bien, du moins, durant la première partie du film. Le retour de couteaux n'est pas très satisfaisant.


Il était une fois... Le mépris (2009) : Documentaire sur Le Mépris très intéressant. C'est bien cool de revisiter ce film après toutes ces années et voir la folie que c'était de filmer ce long-métrage quand les acteurs et réalisateurs étaient au sommet de leur popularité.


Jesus Henry Christ (2011): Ce film m'a beaucoup donné envie quand j'ai vu que Toni Collette jouait dedans et que le réalisateur, Dennis Lee, entretenait de bonnes relations avec le groupe Edward Sharpe & The Magnetic Zeros, mais mon dieu que j'avais tort. Je n'ai vraiment pas aimé ce film. En voyant la première scène, ça s'annonçait être un genre de C.R.A.Z.Y. rencontre Juno, mais vraiment pas en fait. Ce film fait typiquement partie des long-métrages ''quirky'' de la fin des années 2000/début années 2010, mais celui-ci est vraiment en mode automatique dans son délire, donc on se retrouve avec effets visuels de mauvais goûts (genre un bébé qui parle ou des gens qui meurent instantanément), des personnages creux comme ça ne se peut pas (leurs tics les définis) et de l'humour vraiment déplacé (des blagues d'inceste ou un running-gag où un gars blanc se prend pour un noir, ce qui affecte sa façon de s'exprimer...) Même si ce film n'est pas bien long, ça a été difficile pour moi de le regarder au complet.


Pas vu, pas pris (1998) : Documentaire de Pierre Carles vraiment super sur les relations entre les gens de la sphère médiatique française et ceux de la sphère politique. C'est affolant de voir la réaction de tous ces journalistes quand confronté à la réalité, c'est aussi fou quand on voit Pierre Carles et tout ce que ça a pris pour que son enquête soit enfin diffusée. Ça m'a fait du bien de revoir ce documentaire, il faudra maintenant que je revois les autres docus de Pierre Carles.
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« Répondre #10364 le: Juin 22, 2021, 13:20:21 »

Message 3/3

Another Earth (2011): Ceux qui sont sur ce forum depuis un bout savent peut-être que j'ai eu une phase où j'avais une obsession sur ce film. En gros, de 2011 à 2015 environ, vers la fin de l'année, j'essayais de voir tout ce qui est sorti durant l'année. Ça me faisait découvrir des tas de films qui n'ont pas vraiment eu la chance d'être diffusé (ni en France, ni au Québec). Et bien, Another Earth en faisait partie et j'avais été charmé par sa poésie. En le revoyant cette année, je ne savais pas si j'allais autant l'aimé. En tout cas, le premier truc qui m'a frappé c'est que Brit Marling m'est toujours vachement sympathique. Turns out que le film me plaît encore. Le concept est intéressant, le focus sur les émotions des gens sur Terre est bien placé, le travail sonore est super et ça laisse à réfléchir sur le système judiciaire, les théories sur les autres réalités, nos choix, nos accidents, etc. En plus, c'est le seul long-métrage auquel je puisse penser qui possède une scène où une personne en enseigne une autre à jouer à Wii Sports. Joli film !


Nés en 68 (2008) : Drame historique de 3 heures sur la jeunesse de Mai 68 et comment ces jeunes ont grandi/vieilli. Malgré ses prétentions, ce film n'est pas vraiment une œuvre de cinéma politique, l'angle d'attaque est plus celui de l'amour. De l'amour libre (présenté comme des hippies dansant dans les fleurs et chantant des chansons pénibles) à l'homosexualité (l'histoire de l'intolérance/homophobie en France), c'est pas mal ça ce que le film a à dire sur le monde. La prémisse m'a vraiment donné envie, mais le résultat m'a vachement déçu. Ce film est écrit trop simplement, tout est une succession logique d'événements, ce qui veut dire que la seule raison pour laquelle ce film dure si longtemps, c'est parce qu'il y a beaucoup de personnages et que le film couvre 40 ans d'histoire. Sans être impertinent, car la morale est plutôt bonne (surtout considérant le contexte de l'élection de Sarkozy), c'est creux et vide, voir artificiel. J'ai entendu comparé ce film a un téléfilm et je comprends pourquoi. Honnêtement, à la place de passer trois heures devant ce film, écoutez un album de Stéréo Total et basta.


L'été meurtrier (1983) : Je viens de revoir ce film et je l'ai de nouveau beaucoup aimé. Au-delà du fait que l'été vient de commencer, il y a très peu de temps, j'étais dans une période où j'écoutais énormément de chansons d'Alain Souchon, donc c'était cool de le voir dans un film. Ma relation avec ce film est que j'ai lu le roman deux fois et que j'en avais même fait une vidéo (où je mentionnais le film) pour un projet scolaire quand j'avais 16 ans (j'ai revu la vidéo et c'est incroyablement cringy, mais mon opinion n'a pas changé, j'aime encore beaucoup le film). Je trouve que l'intrigue du film est réussie, car nous avons beaucoup d'empathie pour les personnages vu qu'ils ont tous droit à un développement et des scènes où nous voyons exactement ce qu'ils pensent. Il y a de beaux moments tout en douceur et d'autres brutaux et effrayants, c'est beau mix tout ça et la musique harmonise bien cela. C'est vrai par contre que dans le film, la fin est un peu too much dans la façon dont c'est présenté. Ça fait daté mettons ^^



Quant aux courts métrages que j'ai vu :

Gaston (2014)
Meat Dog (2021)
The Alley (2021)
The Quest for More Internet Data (2021)
A Boy and a Dream (2021)
New Neighbor (2021)
Cheryl (2021)
The Perfect Lemonade (2021)
Good Morning (2008)
The External World (2010)
$5.15/Hr. (2004)
Infinity Train (2016)
Pure Comedy (2017)
O que Nos Espera? (2020)
Lady Blue Shanghai (2010)
Boat (2007)
La Soufrière (1977)
La Bohème (2009)
Final Deployment 4: Queen Battle Walkthrough (2018)
Brave (2012)
L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat (1896)
Meetin' WA (1986)
Le livre de Marie (1985)


À part des films et des courts métrages, j'ai vu plusieurs spectacles de comédie depuis mon dernier message. J'ai revu Dépôt de bilan et Le divorce de Patrick de Dieudonné, Dépôt de bilan me fait beaucoup rire, mais Le divorce de Patrick pas mal moins. Dieudonné était plus jeune et son style était plus de faire des personnages, ce qui était un peu lourd, car les sketchs duraient trop longtemps. J'ai aussi revu Kid Gorgeous de John Mulaney, ma relation avec cet humoriste est que j'étais fan de lui il y a quelques années de cela, mais aujourd'hui son humour et son persona me parlent beaucoup moins. Après ma dépression, je me suis vraiment intéressé à la comédie et même si j'ai toujours adoré la comédie, John Mulaney était un bon portail pour concrétiser mes connaissances sur ce monde-là. Je trouve qu'il excelle à faire ce qu'il fait, donc raconter des trucs qui lui sont arrivés quand il était gosse et faire des blagues sur la pop culture dans lesquels ils glissent des références qui datent pour plaire aux jeunes et aux vieux aussi. C'est juste trop calculé pour moi niveau rythme, intonation, gestuelle et tout et tout. Quand tu vois ''how the sausage gets made'', ce n'est plus pareil. J'ai revu Sticks and Stones de Dave Chappelle et j'ai trouvé ça pas mal plus drôle que quand je l'ai vu à sa sortie. C'est facile de se formaliser pour certains de ses takes sur Michael Jackson, les fusils et l’homosexualité, mais at the end of the day, c'est clairement juste des blagues dosées avec attention pour provoquer le public et le faire rire par la suite. J'ai regardé A Wee Bit o' Revolution de Craig Ferguson et j'ai trouvé ça lamentable. Ferguson est quelqu'un que je respecte et je trouve son late show génial, mais mon dieu que c'était horrible comme stand-up. Ça a tellement daté en plus...

J'ai aussi vu Inside de Bo Burnham et j'ai adoré. Ma relation avec Bo Burnham est que depuis toujours, je suis un fan de satires musicaux, donc quand j'ai vu le gars gagné de la popularité, j'ai regardé quelques de ses clips et j'ai vraiment trouvé que c'était le Tim Minchin du pauvre, donc je n'ai pas exploré plus que ça sa discographie. Mon frère m'a montré il y a quelques mois qu'en 2016 il a arrêté pour de bon à faire de la musique lors d'un spectacle et il m'a paru évident lors de sa dernière performance qu'il y avait une énorme déconnexion entre cet artiste et son audience. Quand tu vois le public rire aux pires conneries qu'il dit (pour se foutre d'eux) sans porter attention au fait que le gars est en train d'avoir une crise d'anxiété, ça lève le cœur. Donc ouais, le gars s'est arrêté pendant 5 ans pour prendre soin de sa santé mentale. Il en a profité pour travailler derrière la caméra (et tout récemment devant dans un rôle secondaire dans Promising Young Woman). En 2020, quand il était prêt pour un comeback (peut-être), la pandémie est arrivée et ça l'a remis à la case zéro. Ce special, Inside, qu'il a fait par lui-même de A à Z parle de sa dépression, brouille les frontières entre la fiction et la réalité, critique à mort son public et parle des gros problèmes qu'il voit dans la jeunesse d'aujourd'hui, notamment dans leur rapport à l'image et les réseaux sociaux. C'est pour cela que dans ce special il joue un genre de Jésus qui désacralise son image en se mettant en à nu, en ne portant pas de maquillage, en devenant tout crasse, en grossissant, etc. C'est très pertinent et très sombre. Allez-voir ça sur Netflix.

Comme autre truc que j'ai vu, il y a la réunion de Friends. Je n'ai pas grand chose à dire sur celle-ci, j'ai détesté ^^

Niveau séries, il y a quelques jours j'ai passé une soirée bien décevante. J'ai vu le premier épisode de Loki et je ne l'ai vraiment pas aimé, j'ai essayé de voir quelques épisodes de That 70's Show (série que je n'ai jamais aimé) et ça n'a vraiment pas cliqué avec moi, j'ai regardé le premier et dernier épisode d'Icarly (je n'ai jamais vu un épisode de cette série, mais après avoir lu plusieurs articles sur le reboot, je me suis dit qu'il était temps que je découvre c'est quoi exactement, pour le meilleur ou pour le pire), j'ai trouvé ça affligeant, puis j'ai visionné le premier épisode du remake d'Icarly et je ne comprends juste pas quel est le public cible de cette cochonnerie. Les filles qui avaient 10 ans quand elles aimaient Icarly en 2010 ne vont pas aimer le reboot, car c'est bien trop bébé, puis les enfants ne vont pas regarder ce reboot, car tous les persos sont des adultes parlant avec des références ''adultes''. Ce mois-ci, j'ai aussi vu la série Beauty and the Beast de 87-90. Je n'ai pas beaucoup aimé ça, mais c'est une drôle pièce de son époque.

Dommage de terminer ces messages par plusieurs commentaires négatifs, mais hey, pensée optimiste, j'espère que le mois prochain je vais me déniaiser et décider de terminer la trilogie d'Apu !
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